ERASME/ Eloge de la folie

ERASME/ Eloge de la folie

200,00 €Prix

Erasme / Eloge de la folie . A Leide chez Pierre Vander / 1713. Nombreuses gravures et planches. In 12 de 312 pages (1 frontispice comportant les portraits d'Érasme, Holbein et Thomas More dans des médaillons + 1 composition gravée hors-texte, titre.

Dédicace de l'éditeur à Monsieur Jean de Bye, Bourguemaitre de Leide comportant une vignette gravée aux armes de Jean de Bye (6 pages)

Préface du traducteur (Gueudeville), (13 pages)

Préface d'Érasme adressée à Thomas Morus (11 pages)

 

Elle commence avec un savant éloge imité de l'auteur satirique grec Lucien de Samosate, dont Érasme et Thomas More avaient récemment traduit l'œuvre en latin, un morceau de virtuosité dans le délire. Le ton devient plus sombre dans une série de discours solennels, lorsque la folie fait l'éloge de l'aveuglement et de la démence et lorsqu'on passe à un examen satirique des superstitions et des pratiques pieuses dans l'Église ainsi qu'à la folie des pédants. Érasme était récemment rentré profondément déçu de Rome, où il avait décliné des avances de la Curie romaine. Peu à peu la folie prend la propre voix d'Érasme qui annonce le châtiment. L'essai se termine en décrivant de façon sincère et émouvante les véritables idéaux chrétiens.

Genre

Il s’agit d’une thèse humoristique, rédigée en latin de manière volontairement savante, truffée à dessein de locutions grecques, découpée en 68 articles. Érasme y fait parler la déesse de la Folie et lui prête une critique acerbe des diverses professions et catégories sociales, notamment les théologiens, les maîtres, les moines et le haut clergé mais aussi les courtisans dont nous avons une satire mordante.